Octobre 2024 / n°7
Votre concentré d'informations
Publié le 16 octobre 2024
6 minutes
- VitalMag
Actualité
Vu au congrès de l’European Respiratory Society: les résultats de l’étude française IMPACT-PAP - modulation de l’accompagnement du patient par le prestataire en fonction de l’observance à la PPC
Les résultats tant attendus de l’étude suédoise REDOX ont été présentés au congrès, le jour de leur publication dans le New England Journal of Medicine.
230 patients débutant une oxygénothérapie de longue durée ont été randomisés soit dans le bras 24 heures par jour soit 15 heures par jour (la nuit et dans la journée, pendant ou en dehors de ses activités, au choix du patient).
1. À 1 an, aucune différence n’a été montrée entre les groupes en termes de mortalité, taux d’hospitalisation, niveau d’activité physique, fatigue, qualité de vie et capacités cognitives.
2. 58% des patients préféraient 15h/jour et 42% 24h/jour.
3. "Entre les lignes”, quelques éléments de réflexion par rapport aux limites de l’étude et la pratique française :
- Les caractéristiques patients: une prédominance de femmes et de patients atteints de BPCO, aucun fumeur actif, une PaO2 médiane à 50 mmHg;
- L'observance recueillie de manière déclarative (et élevée);
- La source fixe au domicile était un concentrateur dans 98% des cas, associée à un concentrateur mobile (chez - 87% des patients en 24/24 et 70% des patients en 15/24)
- Une différence serait-elle visible si le suivi avait été plus prolongé?
- La SpO2 était-elle corrigée?
Cette étude importante permet de répondre qu’une durée de 15 heures par jour n’est pas inférieure à 24 heures par jour à 1 an, à la fois en termes de résultats cliniques que de qualité de vie. De quoi changer le discours au patient, et aborder ses préférences et contraintes pour se traiter dans la journée.
Pour lire l'intégralité de l'étude
Regard sur IMPACT-PAP
Vu au congrès de l’European Respiratory Society: les résultats de l’étude française IMPACT-PAP - modulation de l’accompagnement du patient par le prestataire en fonction de l’observance à la PPC
Depuis 2018, le télésuivi est une option inscrite dans le droit commun pour tous les patients apnéiques traités par pression positive continue en France, comme le “paiement à la performance” (des tarifs de remboursements conditionnés au niveau d’observance quotidienne).
IMPACT-PAP est la première étude qui analyse ce que cette décision a changé pour le suivi des patients par le prestataire: 11 166 adultes suivis la 1ere année de leur appareillage par différents prestataires, associatifs et privés.
Que nous apprend cette étude alors que le télésuivi est devenu la “norme” (97% des patients selon les chiffres 2023 de l’Assurance Maladie)?
- Une majorité de patients (78%) atteignent une observance supérieure à 4 heures par nuit dès le premier mois de traitement - et 84% d’entre eux restent observants à 1 an
- Les patients les plus en difficulté avec leur traitement (soit dès le premier mois, soit plus tard) ont été mieux accompagnés par leur prestataire: ils ont reçu plus d’appels, de visites à domicile et plus de changements de masque - cet accompagnement “renforcé” était significativement associé à une meilleure observance à 1 an.
Le télésuivi permet de détecter les patients en difficulté avec leur traitement, et une meilleure réactivité, et de concentrer les ressources de santé sur les personnes qui en ont le plus besoin. Ces résultats indiquent aussi le besoin de faire évoluer le schéma de prise en charge pour le rendre plus adaptatif aux besoins et préférences des patients.
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1769449323004430
Côté patients
Regards croisés autour de la BPCO et du tabagisme - FFAAIR x VitalAire
En novembre, VitalAire s'engage aux côtés de la FFAAIR (Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires) pour une campagne de sensibilisation autour de la BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive) et notamment les risque liés au tabagisme. À travers notre série de vidéos "Regards Croisés", nous mettons en lumière les témoignages de patients et de médecins.
La BPCO, touchant plus de 3,5 millions* de personnes en France, est principalement causée par le tabagisme. L'arrêt du tabac est donc crucial pour ralentir sa progression et améliorer la qualité de vie des patients.
Cette initiative coïncide avec la 9ième édition du Mois Sans Tabac, encourageant les fumeurs à se libérer du tabac. Au travers du programme Vitalactiv, VitalAire propose des solutions et astuces à ses patients pour les sensibiliser à l’arrêt du tabac. Les témoignages recueillis dans nos vidéos mettront en avant non seulement les défis liés à l'arrêt, mais aussi les bénéfices immédiats qui s’en dégagent.
Pour en savoir plus, sur le programme Vitalactiv, rapprochez-vous de votre contact VitalAire.